près avoir créé plusieurs jardins et avoir fait
des
erreurs, le meilleur moyen de créer un jardin à partir d'une prairie ou d'un
terrain auparavant défriché, est de recouvrir toute sa surface d'une bâche
plastique noire durant plusieurs mois afin de tuer toute végétation, puis de
la travailler mécaniquement à l'automne ( par ex. labour+roto bêche pour
égaliser ou rotavator). Remettre la bâche tout l'hiver afin que la terre
soient protégée et qu'il n'y ait aucune repousse; au printemps, vous aurez
une terre friable et légère, prête à être ensemencée.
i vous passer un rotavator sur une prairie non démontée, recouvrez le
terrain d'une bâche pour tuer toute repousse ou semez un engrais vert...
sinon c'est
galère pour s'en débarrasser.
En cultivant selon la méthode "sans travail du sol", après la destruction de
l'herbe, épandre un compost insuffisamment décomposé ou des résidus
végétaux. Voir "Techniques culturales supprimées"
es sites et des ouvrages expliquent très
bien les fondements du jardinage biologique. Je ferais seulement quelques
remarques après 30 ans d'expérience (non continus).
"Depuis longtemps,
j'hésitais à mettre en pratique de ne plus tailler. L'année dernière, j'ai
essayé et à ma grande surprise, j'ai obtenu des tomates aussi abondantes et
grosses que les années précédentes."
Un membre de Kokopelli et lecteur des quatre
saisons du jardinage.
Deux constatations:
Dans l'Aveyron, mon voisin qui taillait ses tomates se désespérait de
n'avoir aucune récolte jusqu'au jour ou il décida de laisser faire: il eut
une récolte abondante...
Ici, en Dordogne, mon voisin, maraîcher non bio, cultive ses tomates en
plein champ, sans tuteurage, ni taille et ses récoltes n'en souffrent pas:
ses tomates sont quelque peu terreuses...et non bio.
Le compost
'est l'élément primordial pour une bonne
culture. Il ne peut y avoir de jardinage bio sans compost. Et si l'on
apporte des éléments extérieur ( sang séché, poudre de corne,
guano d'oiseaux marins, farine de poisson,etc.), ceux ci doivent
impérativement lui être incorporés car
certains sont très concentré en azote et aurait les mêmes effets qu'un
engrais chimique (parasitisme notamment).
Le compostage permet également d'incorporer tous les amendements ou
engrais nécessaires au bon équilibre du sol: lithothame, poudre d'algues
marines, basalte volcanique, etc...
n biologie, les principaux ennemis sont les
escargots et limaces, les pucerons, les vers gris, taupins etc... Si on arrive à se
débarrasser assez facilement des deux premiers, il est en général trop tard
lorsqu'on s'aperçoit le la présence des seconds. Il est facile de les
détruire puisqu'ils se retrouvent prés du plant attaqué mais ce dernier se
trouve en général perdu. Il faut donc pour les variétés sensibles (notamment
les salades), en semer et en repiquer un nombre largement supérieur aux
besoins.
Les autres parasites et ravageurs proviennent surtout d'erreurs culturales:
arrosage trop fréquent ou insuffisant, compost pas assez mur ou en excès,
etc...
Quant au mildiou, ceci dépend des années....mais une réalité: pour l'éviter,
aérer vos cultures, que ce soit rosiers ou tomates.
En 2005, attaqués par des pucerons dont les fourmis faisaient l'élevage sur les
jeunes pousses de pommiers, ceux ci furent totalement débarrassées, en 2
jours, de leurs parasites par la venue d'une nuée de coccinelles.
u début, je tenais compte de la position de la lune et je
me rendis vite compte que je laissais ainsi passer des périodes météorologiquement
favorables au semis pour être en bonne position lunaire.
Avec un ami, nous nous aperçûmes que nous semions nos petits pois, chacun en
lune totalement opposée... et nous mangions tous deux des petits pois
contents de notre récolte!
Autre exemple: des salades de variétés différentes, semées en mélange ont,
l'une monté, l'autre, non!
Il est quelquefois tenu compte de la position de la lune par rapport à
l'horizon: lune montante ou descendante; celle-ci agit sur les marées. Mais
que vient faire son attraction sur un petit pois ou une graine de courge...?
Quand à la réflexion du soleil sur sa surface, si ceci peut agir, que
devient cette action lorsque la lune est voilée?
Je voulus me mettre en culture bio dynamique; c'était encore plus
astreignant- pourquoi faire simple quand on peut le faire compliqué!. Et je pense qu'a trop s'occuper du ciel, nous oublions ce qui
se passe sur terre. Il est bon d'avoir la tête dans les étoiles mais il faut
garder les pieds bien posés sur notre chère planète. Les conditions de terrain et météorologiques sont
sûrement plus importantes et ont plus de conséquences que la position de la
lune devant une constellation- qui d'ailleurs au fil des millénaires se
déplace dans le ciel!
Je ne m'occupe plus que des conditions climatiques- température et
hydrométrie- de l'amélioration de mon terrain, et croyez-moi, les résultats
sont convaincants.
Pourquoi pas tenir compte aussi de l'état de l'atmosphère, dépressionnaire
ou anticyclonique? Des expériences n'ont jamais été tentées d'après ce
paramètre découvert relativement récemment et totalement
ignoré des anciens. La qualité de
l'air qui en résulte est peut-être plus influent que Vénus en Scorpion!
Ceci dit la méthode bio dynamique respecte le sol, la faune et
l'environnement et c'est tout à fait honorable et respectable.
emez avant une pluie annoncée, repiquez de même
ou en période plus fraîche, les salades à mi-ombre au printemps pour celles
d'été, au soleil l'été pour celle d'arrière saison: ainsi cette année je
n'eus aucune salade montée, elles furent toutes pommées et délicieuses qui
firent dire à ma voisine, avec qui nous échangeons nos produits: (avec le
très joli accent d'ici)"Mais comment faîtes-vous pour avoir de si belles
salades?" . Quand aux scaroles, la place leur manque pour
s'épanouir!
Pour les salades, il est, je crois, important d'avoir une levée rapide et
elles ne doivent pas souffrir, ni de la température, ni de la sécheresse;
ce sont leurs ennemis, plus que la lune!
ne petite brochure de Dominique Soltner préconise une culture sans
travail du sol, méthode utilisée avec succès par un jardinier dont la terre
est trop argileuse pour être travaillée.
Cette méthode demande une grande quantité de compost (à acheter en vrac)
mais semble difficile car les dégâts faits par les oiseaux obligent
une protection par des filets, ce qui complique singulièrement le travail du
jardinier.
Il préconise de détruire la prairie initiale au glyphosate; je préfère la
méthode décrite plus haut, sans aucun désherbant.